Nomade Digital, le monde est ma place de travail !

Digital nomad, j’ai toujours été un grand voyageur ! Ces 14 dernières dernières années, j’ai passé du temps sur les côtes de l’Australie-Occidentale, j’ai dormi dans le désert de plusieurs pays du Moyent-Orient et d’Afrique, je me suis baigné sur des plages paradisiaques des Caraïbes, j’ai vu le soleil se lever et se coucher depuis maints endroits en Amérique du Sud, j’ai habité en Thaïlande et traversé de nombreux pays asiatiques. Ainsi, j’ai parcouru quelques 40 pays à travers tous les continents et j’ai passé plus de 50% de mon temps en voyage. 

Vous êtes peut-être comme moi une personnalité de type A, qui aime voyager et qui éprouve un besoin intrinsèque de rester occupé et productif, même en vacances ? Depuis 4 ans, je profite pleinement de ce mode de vie nomade.

Libre de mes mouvements, je travaille et dirige ma société depuis internet, je voyage et profite de ma vie ! Je suis vraiment heureux de ne pas l’avoir construite à travers une carrière traditionnelle, qui m’obligerait à travailler à horaires fixes et depuis un lieu géographique déterminé. Ceci serait beaucoup trop limitatif, dans un monde digital, globalisé et dans lequel internet ainsi que les nouvelles technologies ont fait disparaître les frontières.

 
 

Du burn out au nomadisme

Début 2009, alors âgé 22 ans, je fondais, avec 3 associés, ma première société anonyme en Suisse, active dans la gestion d’établissements publics et dans laquelle j’étais actionnaire minoritaire (condition sine qua non à mon engagement en tant que directeur). A ce moment là, j’étais encore bien naïf ; je voyais cet investissement financier comme une grande opportunité. Bien vite, cette démarche entrepreneuriale s’est révélée être un piège : je supervisais une dizaine de collaborateurs, j’alignais les heures et j’étais bloqué avec un conseil d’administration en dehors des réalités du marché et fermé à l’innovation. Autrement dit, ma vie tournait autour du travail !

Deux ans plus tard, j’ai fini par faire un burn out et j’ai perdu tout ce que j’avais de précieux : ma copine, ma santé, les relations avec ma famille et ma situation financière. Il m’a fallu de nombreux mois pour m’en remettre. C’est alors que j’ai pensé : “Travailler pour quelqu’un d’autre, se faire complètement sécher, puis jeter, tout en étant si jeune, plein de compétences et avec une volonté de fer… PLUS JAMAIS !”

Pour recommencer, au printemps 2011, c’est vers le milieu associatif et alternatif dans lequel j’ai grandi et que je connaissais bien que je me suis tourné. J’ai alors, premièrement, fondé et présidé une association afin de créer et gérer une salle de spectacle en Suisse sur la Riviera vaudoise. En parallèle, j’ai mis en place une activité indépendante dans l’immobilier pour subvenir à mes besoins. Puis, j’ai lancé des projets de construction d’établissements publics de type discothèques, qui n’ont malheureusement jamais abouti, faute d’avoir obtenu les permis de construire.

Mon déclic pour en finir avec la sédentarité !

Début 2014, j’ai alors repris la direction de deux événements culturels majeurs pour la ville de Vevey, située sur les rives du Léman (Suisse). En accueillant quelques 30’000 personnes par année, réparties sur ces deux manifestations, j’avais retrouvé un métier intense, qui me passionnait et me nourrissait pleinement. C’est notamment à cette période que j’ai pu opérer, pour la première fois, la transformation digitale d’une structure équivalente à une société employant plusieurs centaines de collaborateurs et déployer toute ma créativité et mon expérience d’un point de vue marketing digital. Si j’avais l’opportunité de choisir mon emplacement géographique environ 4 mois par an, j’étais encore loin de retrouver la vie nomade et sans frontières qui était mienne entre mes 18 et 20 ans, alors que je vivais en Australie et en Asie du Sud-Est.

Finalement, à nouveau confronté aux nombreux démons de la sédentarité et d’une région vieillissante, très conservatrice et réfractaire au changement, j’ai décidé de mettre un terme à ces activités fin 2016 et de conserver uniquement les prestations de marketing digital et de transformation digitale d’entreprise au sein de ma société GS-Projets. De là, tout est devenu une évidence : ma société distribuée m’a permis de vivre et travailler où bon me semble, sans plus aucune contrainte géographique.

 
 

Ma vie de nomade digital

Les avantages du nomadisme digital sont nombreux : flexibilité des horaires, plus de liberté, moins de stress (quoi que), découverte du monde, enrichissement des connaissances et des expériences, augmentation des nouvelles opportunités, etc..

Ma société www.gs-projets.ch est distribuée et 100% remote worker. Je travaille uniquement grâce à une connexion web, mon laptop et mon smartphone. Grâce à l’utilisation de ces technologies, je gère mes collaborateurs et autres freelancers à distance, en combinant voyages et travail. Je fais des réunions par visioconférence pour piloter mes projets, tout en faisant fi des décalages horaires et cela fonctionne parfaitement ! Ainsi, je reste en quête perpétuelle de nouveautés : je peux travailler, apprendre, réseauter et être à l’affût des évolutions depuis n’importe où sur le globe.

Bien souvent, on pense que mon mode de vie c’est du fun non stop, mais chaque lifestyle a ses avantages et ses inconvénients ! Certes, voyager procure du plaisir, mais c’est aussi très fatigant ! Ne vous méprenez pas, un digital nomad a (presque) toujours besoin d’internet. C’est pour cela que dans la réalité, on me retrouve davantage dans des espaces de coworking, qu’isolé au milieu de la jungle. Afin de suivre le rythme de mon travail, je dois parfois me précipiter d’un terminal à l’autre, en cherchant un accès Internet ou en trébuchant dans une zone de métro peu familière.
Il faut impérativement avoir une bonne capacité organisationnelle pour tenir le coup. Pour atteindre mes objectifs, ou tout simplement être productif, j’ai appris au fil des ans à faire preuve d’une grande autodiscipline et j’ai su développer une forte capacité à travailler sous pression. Être digital nomad, c’est aussi savoir gérer la dualité de ce mode de vie : le travail et la vie personnelle. Savoir arrêter de travailler pour s’octroyer des pauses. J’ai tendance à toujours vouloir en faire davantage car je me sens souvent en vacances et de ce fait je culpabilise. En sus, je dois également organiser mes visites pour découvrir une nouvelle ville, entretenir mon réseau et assumer le fait de déménager environ tous les 2-3 mois. Oui, c’est plus fatiguant qu’on ne le croit ! Finalement et j’insiste, comme dans toutes les professions, il y a des avantages et des inconvénients !

Concilier besoins émotionnels, business et nomadisme !

Ne jamais négliger ses besoins émotionnels, telle pourrait être une règle ! Je voyage en permanence et il m’arrive forcément de me sentir seul ! Je me déplace d’un endroit à l’autre, pendant certaines périodes uniquement entouré d’étrangers. C’est tout à fait humain de se sentir isolé après un certain temps. Je m’efforce de rester en contact avec mes amis et une partie de ma famille via WhatsApp/Messenger et visiocall pour mon plus grand bien. 
A plusieurs reprises, j’ai rencontré une femme avec qui j’ai imaginé faire ma vie, mais vous imaginez bien que de construire une relation stable en ayant la bougeotte est compliqué ! Je pense que pour mener une relation constructive et pensée sur le long terme, je devrais idéalement trouver quelqu’un qui a la capacité de travailler depuis n’importe où et un lifestyle compatible avec le mien. Et ainsi commencer une vie conjugale de la manière dont nous imaginerions la poursuivre : au chaud et libres… !

Où être résident, telle est la question !

En Occident, on est généralement considéré comme résident d’un pays quand on y vit plus de 180 jours par an ! Autant vous dire que je ne reste dans aucun pays aussi longtemps ! Bien évidemment, je suis suisse et je le resterai toujours. Cependant, étant donné que je n’y passe que quelques semaines par année, je ne ressens plus le besoin d’y être enregistré, d’y payer mes impôts personnels ou d’être contraint de participer financièrement à une série de services obligatoires, sans même avoir le droit ou la possibilité de les utiliser.

Actuellement, je réfléchis à me désinscrire de la Suisse et à déménager ma résidence en dehors de l’Europe dans un des pays modernes, développés technologiquement avec un secteur offshore et de nombreuses facilités administratives. Je garderai tant l’accès au marché suisse à travers ma société et mes collaborateurs, qu’au marché européen à travers ma e-residence estonienne et une future société à créer. Je ne peux pas dire que je partirai pour toujours de Suisse et n’y retournerai jamais ! Ne jamais dire jamais, n’est-ce pas ? Actuellement, je n’ai pas de vision claire à ce propos, mais qui sait comment je penserai lorsque je serai plus vieux ? Si j’en juge les expériences similaire d’autres personnes, je pense, qu’un jour, je calmerai mes voyages et me poserai, mais je peux pas encore dire si ca sera en Suisse, à Dubaï, au Costa Rica ou encore en Thaïlande, au Maroc ou au Portugal.

Pourquoi je voyage et je pense que vous devriez tous le faire autant que possible ?

 
 

Pour commencer,  je voyage car je suis beaucoup plus productif sous le soleil que dans le froid et sous la pluie. J’améliore également grandement mon pouvoir d’achat, respectivement mes économies et je profite mieux de ma vie, tout en augmentant sa qualité.

Pour continuer, le réseautage international en personne est irremplaçable et peut souvent mener à des amitiés, des opportunités commerciales, des offres d’emploi ou même, tout simplement, vous offrir un moment mémorable ! Vous ne savez jamais quand vous serez au bon endroit au bon moment, en parlant à la bonne personne.

Cela me permet aussi de prendre du recul dans ce monde en transformation permanente, d’être dans l’Être, et non pas dans l’Avoir ainsi que de me concentrer sur l’essentiel. Sans oublier mes besoins de mouvement, de changement et d’apprentissage permanents, tout en sortant de ma zone de confort  !

Finalement, le voyage me permet de combler ma curiosité, tout en restant proche du terrain et à l’affût des dernières tendances technologiques ou commerciales. Autant d’éléments qui ont des conséquences positives sur mon business ou ma vie personnelle, tels que : briser les idées reçues, apprendre des langues et découvrir de nouvelles cultures, vivre des expériences uniques et réaliser à quel point le monde est riche de ses différences !